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Nos anciens Editoriaux

LE RETOUR DE LA STOMATOLOGIE : QUAND LE PASSE  REFAIT SURFACE

Dans mon dernier éditorial, je posais la question suivante : devons-nous faire confiance aux chirurgiens maxillo-faciaux ? La réponse a été donnée par une délibération du conseil national de l’ordre des médecins. L’ordre  se propose par le biais de sa commission de qualification en Stomatologie, d’attribuer aux internes DESCO médecins, le titre de médecin Stomatologiste à la fin de leurs études. Cette commission de qualification a été renouvelée, comme toutes les autres commissions en Juin 2012.Elle est composée de membres de l’ordre national  des  médecins, et des deux syndicats de Stomatologie, et surtout  de trois professeurs des universités en chirurgie maxillo-faciale. Ces derniers sont impliqués au plus haut niveau dans la coordination du DESCO.

Le but de cette manœuvre serait de faciliter pour les internes DESCO, la possibilité de faire des remplacements chez les médecins Stomatologistes. La ficelle est un peu grosse et personne n’est dupe. Il s’agit bien de réactiver une spécialité moribonde par un moyen détourné. Nos accords étaient pourtant bien clairs, lors des discussions pour la création du diplôme d’études spécialisées en Chirurgie Orale(DESCO). Nous abandonnions le DESCB du coté Odontologie et le DES de Stomatologie du coté médecine.

Depuis, l’ordre national des médecins a déposé un recours au conseil d’état pour faire annuler le DESCO. Ayant perdu cette procédure, l’ordre n’a pas tiré les conclusions qui s’imposaient, en créant une commission de qualification en Chirurgie Orale et en reconnaissant  le diplôme. Au contraire l’ordre n’a pas autorisé, les internes DESCO à remplacer les médecins Stomatologistes. Ces jeunes praticiens, n’auront d’autres solutions que de passer devant cette commission de qualification pour pouvoir effectuer des remplacements avant leur installation en secteur  libéral. L’esprit du DESCO, qui avait pour but de mettre fin à cette guerre inutile entre deux spécialités identiques, a été trahi par quelques éléments réactionnaires. Nous, qui avons travaillé à la reconnaissance de cette spécialité et à la création de son diplôme ; sommes obligés de faire ce constat amer : Le DESCO, si il perdure en l’état, conduira à deux spécialités différentes, la Chirurgie Orale pour les odontologistes et la Stomatologie pour les médecins.

Au même moment, dans le cadre de la refonte du troisième cycle des études médicales, prévue pour 2016, on a vu apparaitre un projet réactivant le DES de Stomatologie. L’auteur, professeur des universités en chirurgie maxillo-faciale, proposait qu’à l’issue du DESCO les internes médecins puissent faire une année supplémentaire pour devenir Stomatologiste. Le ministère n’a pas retenu ce projet, mais cet écrit est une preuve de plus du double langage  de certains acteurs de la discipline.

Il est plus que temps de tirer toutes les conclusions qui s’imposent, face à ces dernières péripéties. La confiance n’est plus de mise avec nos partenaires maxillo-faciaux, nous devons prendre en main notre destin, en limitant au minimum cette collaboration et en faisant  preuve de fermeté dans les discussions.

Dr Guy LE TOUX, Président du SNCO (février 2015)


L'AVENIR DE LA CHIRURGIE ORALE : FIN DE L'INCERTITUDE

Ce mois de Juin 2014 a été marqué par la levée des incertitudes concernant notre spécialité.

La décision du Conseil d’état, de rejeter la requête du Conseil National de l’Ordre des médecins, visant à annuler l’arrêté de création du DESCO, a été un soulagement … Depuis Octobre 2012, date du dépôt de la requête du Conseil de l’Ordre des médecins, nous avons participé en collaboration avec le Conseil National de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, et la fédération de chirurgie orale, à l’élaboration des différents argumentaires, afin de préparer notre défense. Force est de constater, que l’argumentation des médecins reposait sur des arguments totalement déconnectés de la réalité du terrain, et de l’exercice quotidien de la chirurgie orale. Nous avons d’ailleurs retrouvé les mêmes arguments, développés dans un article d’une revue syndicale de chirurgiens maxillo-faciaux, datant de 1984. En 30 ans, certains d’entre eux, n’ont pas vu le monde évoluer autour d’eux, ce qui explique l’aveuglement dont ils sont victimes...

La Chirurgie Orale existe bien. Elle est donc pérenne, et maintenant, comment construire l’avenir ?

Y a-t-il un avenir commun avec les chirurgiens maxillo-faciaux ? Ces deux années, nous ont permis de voir l’attitude des uns et des autres, tant dans le cadre de l’enseignement du DESCO, que sur le terrain de l’exercice de la spécialité. On peut croire à la sincérité d’une minorité de chirurgiens maxillo-faciaux voulant défendre ce diplôme, en assurant un enseignement de qualité. Malheureusement, il reste une majorité hostile à cette spécialité, qui ne fait rien pour en faciliter la réussite. On peut respecter leur choix, mais dans ce cas, doit-on continuer à travailler avec eux ?

Le passage à la CCAM pour les chirurgiens-dentistes, fait aussi partie des éléments assurant la pérennité de la Chirurgie Orale. Suite à la mise en place de la CCAM pour les médecins, nous avions élaboré avec la CNAM, une liste de 98 actes de chirurgie orale, relevant de notre capacité professionnelle. Au bout de 2 ans, suite à une requête du Conseil de l’Ordre des médecins et des syndicats de chirurgiens maxillo-faciaux, déposée au Conseil d’état, cet arrêté de la CNAM a été annulé. Pendant 2 ans, les chirurgiens maxillo-faciaux, ont voulu nous imposer une liste réduite à 36 actes, se permettant de faire le tri, entre ce que nous pouvions faire ou ne pas faire. En étroite collaboration avec la CNSD, nous avons toujours combattu cette restriction d’exercice. Nous avions raison, au nom de la liberté d’exercice, et de la défense de notre capacité professionnelle. Avec le passage à la CCAM, nous avons retrouvé cette liberté telle qu’elle existait il y a 25 ans, avant la création du KCC. Ce n’est donc que le juste retour des choses, preuve que tous ces combats d’arrière-garde sont dérisoires.

Deux ans après les premières qualifications en Chirurgie Orale, la CNAM a enfin reconnu notre existence, en nous accordant un code spécifique : 53 pour les chirurgiens –dentistes spécialistes en Chirurgie Orale et 69 pour les médecins spécialistes en Chirurgie Orale. Les commissions de qualifications continuent leur travail, nous avons dépassé le nombre de 120 chirurgiens-dentistes qualifiés en Chirurgie Orale. Nous attendons avec impatience l’année 2015, qui verra les premiers diplômés du DESCO, débuter dans l’exercice libéral. Nous aurons un devoir d’accompagnement de ces jeunes, qui représentent l’avenir de la Chirurgie Orale. Notre spécialité a donc un bel avenir tant qu’elle restera indépendante, et que son niveau de formation et d’exercice sera tourné vers l’excellence.


Le 14 juillet 2014 - Dr Guy LE TOUX, Président du SNCO



RAPPORT DE L’ACADEMIE NATIONALE DE MEDECINE SUR LE DESCO : COMMENTAIRES

Le 5 Février 2013, l’Académie Nationale de Médecine a adopté un rapport sur le DESCO intitulé « Apports et limites du Diplôme d’Etudes Spécialisées en Chirurgie Orale (DESCO) à l’amélioration de la prise en charge de la pathologie bucco-dentaire en France » dont vous trouverez le texte intégral en annexe. Ce groupe de travail s’est constitué suite au dépôt du  recours en annulation du DESCO devant le  conseil d’état, par le conseil national de l’ordre des médecins. Ce rapport comporte des remarques et des recommandations, il nous parait nécessaire d’apporter notre éclairage sur un document aussi important.

Tout d’abord, il est regrettable que l’Académie de Médecine  n’ait auditionné aucun représentant  de la Fédération Nationale de Chirurgie Orale. Sur les 6 personnalités convoquées, on dénombre 2 chirurgiens maxillo-faciaux, 2 ORL, et 2 odontologistes ne faisant pas partie de la sous-section 57/02.

La remarque 1, porte sur les gardes des internes du DESCO d’origines Odontologiques. Notons que dans l’esprit de la formation, les internes prennent leur garde dans leur spécialité. Actuellement ces internes participent aux gardes doublés par un sénior. Il est impératif que ces futurs chirurgiens oraux acquièrent les réflexes indispensables à la prise en charge des situations d’urgence, ce sera leur quotidien dans leur exercice ultérieur en milieu hospitalier privé ou public.

La remarque 2 mentionne que le CSCT médical et odontologique devrait être validé par les étudiants des deux origines. Cette remarque de bon sens peut être retenue, dans le cadre d’une évolution du DESC de chirurgie Maxillo-faciale, afin de mettre cette formation  en adéquation avec les exigences européennes, mais dans le cadre du DESCO, elle n’est nullement nécessaire.

La remarque 4 s’interroge sur l’étendue de la formation chirurgicale du DESCO. Ce domaine est clairement défini par le référentiel qui inclut la traumatologie des maxillaires, exclut la chirurgie carcinologique et la chirurgie plastique de la face. La chirurgie orthognathique est enseignée sur le plan théorique, son enseignement pratique est laissé à l’appréciation des responsables de stages.

La remarque 5 déplore l’absence de représentants médicaux dans les commissions de qualification du Conseil National de l’Ordre des Chirurgiens-dentistes (CNO). Les rapporteurs ignorent que sur le plan légal cela est impossible. Les 2 professions étant indépendantes, un médecin ne peut qualifier un chirurgien-dentiste et vice versa. Notons qu’il n’existe pas de commissions de qualification à l’Ordre des Médecins car celui-ci ne reconnait pas la spécialité, ce qui posera d’énormes difficultés dans 2 ans, quand sortiront les premiers internes DESCO d’origine médicale. Enfin, contrairement  à ce qui est dit  dans le rapport, il n’existe pas de représentant du ministère de la santé dans les commissions de qualification. Elles sont composées, de 3 universitaires de la sous-section 57/02, d’un représentant du  syndicat des praticiens hospitaliers (SNOHP), d’un représentant du syndicat des praticiens libéraux(SNCO), d’un représentant du CNO, tous ayant une voix délibérative.

La remarque 6 s’inquiète de l’équivalence européenne du DESCO. Le groupe de travail semble ignorer que la spécialité de chirurgie orale ou buccale existe dans 16 pays de la communauté européenne. Le programme du DESCO a été établi en accord avec les  recommandations européennes (15/E/8385/10/95-FR adoptée de 4 Mai 2001), Il est  naturel que les titulaires du DESCO puissent exercer leur spécialité dans tous les pays européens la reconnaissant.

L’académie nationale de médecine a donc établi un rapport avec un réel souci d’objectivité, mais il faut regretter que l’absence  d’audition  de représentants de  la spécialité de chirurgie orale n’ait pas permis de clarifier certains points qui se révèlent inexacts.

Dr Guy LE TOUX, Président du SNCO



LES 100 PREMIERS CHIRURGIENS ORAUX FRANCAIS

Les commissions de qualifications, de première instance et  d’appel, siègent  régulièrement  depuis Février 2012. Nous avons étudié à ce jour, plus de 150 dossiers de candidatures. Les praticiens qui ont reçu  un avis favorable de la commission de première instance, exerçaient déjà la chirurgie orale depuis plusieurs années. Leur niveau de formation théorique et clinique, équivalait au moins,  à la  formation dispensée par le DESCO. Sur le plan de la pratique de la chirurgie orale, ils satisfaisaient aux points essentiels du référentiel métier. Le plateau technique dont, ils disposaient  étaient composés de locaux de consultations et d’interventions, et la plupart d’entre eux  avaient accès à un plateau  technique lourd en hospitalisation  privée ou publique. La commission  nationale d’appel, a étudié une petite dizaine de dossiers, 5 praticiens ont été qualifiés par ce biais. Toutes les régions de l’hexagone sont maintenant  pourvues en spécialistes de chirurgie orale. Il reste encore de nombreux dossiers à étudier, même si l’on peut considérer que la majorité de l’effectif exerçant déjà la chirurgie orale, est passée devant les commissions.

Ce chiffre 100 est symbolique, il démontre bien l’attente de nos collègues, qui au quotidien font vivre cette spécialité. Dans 3 ans, les jeunes chirurgiens oraux diplômés du DESCO viendront grandir les rangs de leurs ainés, que nous venons de qualifier. Ils trouveront  naturellement  leur place, au sein de ces structures de soins privées ou publiques, si ils le souhaitent. Le travail des commissions, est non seulement de participer à la politique de santé publique, mais aussi de préparer l’avenir de la profession.

Dr Guy LE TOUX, Président du SNCO

UN NOUVEAU DEPART POUR LA CHIRURGIE ORALE

Le 16 Février 2012 s’est tenue la première commission de qualification nationale en chirurgie orale. Cette date marque en tournant décisif dans l’histoire de la chirurgie dentaire française. Notre syndicat participe à cette commission au même titre que le syndicat des praticiens hospitaliers et les universitaires . La création de cette spécialité est l’aboutissement d’un long combat que nous menons depuis 20 ans contre vents et marées.

Au tout début, nous étions quelques praticiens regroupés au sein d’une association de chirurgiens buccaux. Puis avec la création du DESCB, de jeunes chirurgiens-dentistes ont obtenu un diplôme national sans spécialité reconnue. Avec eux nous avons crée en 1997 le syndicat des odontologistes exclusifs en chirurgie buccale (SNOECB).

A partir de cette date, nous avons œuvré tout d’abord avec le syndicat des praticiens hospitaliers (SNOHP), puis plus tard avec les universitaires et la société scientifique (SFMBCB) pour la reconnaissance de la spécialité auprès des ministères concernés, des syndicats dentaires, de l’ordre et de l’ADF. A l’ordre national, les présidences de Pierre-Yves MAHE et de Christian COUZINOU ont été le début d’un engagement fort, qui a joué un rôle capital dans ce combat professionnel. En 2005, nous y étions presque, mais nos adversaires ont réussi à stopper de justesse la publication de l’arrêté créant la spécialité. Dans les années suivantes les discussions chaotiques avec les chirurgiens maxillo-faciaux ont permis d’aboutir à la création d’un internat en chirurgie orale. Il restait à rassembler toutes les composantes de la chirurgie orale dans une même structure, c’est ainsi que la fédération de chirurgie orale voit le jour en 2010.

L’année 2011, avec la publication des arrêtés sur la création des 3 filières d’internat en odontologie, et la mise en place des commissions de qualifications est l’aboutissement administratif de ce long travail de discussion.

En Mars 2012 le SNOECB est devenu le syndicat national des chirurgiens oraux (SNCO),comme le prévoyait nos anciens statuts .Le SNCO est ouvert aux chirurgiens oraux qualifiés, ou en cours de qualification ainsi qu’aux internes de la filière.

Il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour faire connaître cette nouvelle spécialité au monde médical, aux patients, aux organismes de tutelles. Malgré l’internat, la formation est fragile, c’est pourquoi nous soutenons les jeunes internes dans leur démarche. Que ce soit dans le cadre de la commission de qualification, ou dans l’application du programme de l’internat, nous n’avons qu’un seul but : tendre vers l’excellence qui est la seule garantie de la meilleure prise en charge des patients.

En chirurgie orale tout commence réellement maintenant.

Dr Guy LE TOUX, Président du SNCO

LE DESCO C'EST PARTI !

Début Novembre, la toute première promotion d’internes en Chirurgie Orale s'est mise en place. Le premier séminaire de formation théorique s'est tenu à Toulouse le 18 Novembre. Si pour les internes venant de la filière odontologique le contenu de l’enseignement et l’activité clinique a été bien compris, il n’en est pas de même pour les internes venant de la filière médicale.

 En effet aucune information n’a été faite par les facultés de médecine ou par les responsables de la chirurgie maxillo-faciale. Les futurs internes ont glanés des renseignements sur les forums des étudiants en médecine Les informations les plus contradictoires ont circulé sur le DESCO et c’est bien difficilement que les étudiants se sont fait une idée du métier de Chirurgien Oral.

Nous avons répondu à de nombreux mails leur faisant part de notre expérience de terrain. Depuis un site a été crée rassemblant tous les renseignements sur le diplôme (www.desco.fr) Souhaitons que ces internes ne soient pas déçus et qu’ils ne changent pas d’orientation au bout d’un an car l’année 2011-2012 sera une année test.

Les agréments des structures médicales accueillant les internes ne sont donnés qu’à titre provisoire pour un an. La motivation est bien réelle du coté odontologique, elle est à géométrie variable du coté des chirurgiens maxillo-faciaux; par contre nos confrères ORL, avec lesquels nous avons toujours de bonnes relations, s’intéressent de prés à la mise en place du SNCO (Lire l'éditorial du Professeur Legant -ORL).

Sur le plan libéral la mise en place de la spécialité se traduira par la création de commissions de qualification en chirurgie orale. Le train est donc en marche et rien ne pourra l’arrêter, seuls des changements de voies pourraient intervenir, si cela s’avère nécessaire.

Dr Guy LE TOUX, Président du SNOECB

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