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CMS - 1.10.3 - Hyacinthe
 

Amertume ...

Alors que l’année 2017 touche à sa fin, concernant la Chirurgie Orale, il est temps de faire un bilan des évènements qui se sont déroulés.

Cette année a été marquée par la volonté de certains chirurgiens maxillo-faciaux de brider, voire de contrôler l’activité de chirurgie orale dans notre pays. Plusieurs faits l’attestent.

Tout d’abord, le Conseil National de l’Ordre  des médecins ne reconnait toujours pas la Chirurgie Orale comme spécialité médicale, et exerce une  pression sur les jeunes chirurgiens oraux médecins, pour qu’ils deviennent stomatologistes. L’impossibilité pour eux de faire des remplacements ou des collaborations chez les stomatologistes, les oblige à demander leur qualification en Stomatologie. Nous ne pouvons blâmer ces jeunes, qui après un DES de 4 ans ont le désir d’exercer en libéral.

Pression aussi, sur les internes DESCO, qui ont dû retirer une vidéo qui faisait la promotion de la Chirurgie Orale, parce qu’elle « heurtait », certains chirurgiens maxillo-faciaux,  qui se font une idée restrictive de notre exercice.

Pression également, sur les jeunes chirurgiens oraux, pour leur interdire l’accès aux établissements  Hospitaliers Privés, en dénigrant leur niveau de formation et de compétence auprès des directeurs de clinique.

Echec de l’élaboration du DES de Chirurgie Orale et Maxillo-Faciale, diplôme  qui aurait permis de former les praticiens de haut niveau, qu’ils viennent de la filière médicale ou odontologique.

Le moment était pourtant propice avec la réforme du 3ème cycle des études. Mais penser un seul instant qu’un chirurgien-dentiste puisse devenir un jour chirurgien maxillo-facial,  même avec une formation médicale complémentaire, était pour certains inacceptable.

Les 1084 chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologistes,  dont la moyenne d’âge est de 56 ans, voient leurs effectifs se réduire d’année en année. Sur les 800 stomatologistes en exercice en 2017, il en restera 58 en 2030, or Il devrait avoir plus de 600 Chirurgiens Oraux à cette même époque. Ces chiffres connus de tous auraient dû faire taire les « Cassandres », et laisser la voie libre aux quelques chirurgiens maxillo-faciaux clairvoyants …   

L’avenir est de notre côté malgré tout, nous devons garder à l’esprit que nous répondons à un besoin de santé publique. Il nous faut donc, conforter notre place au sein des spécialités chirurgicales et accroître la formation des jeunes chirurgiens oraux pendant et après le DESCO.  

Dr Guy  LE TOUX ,Président du SNCO - décembre 2017

 


 

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