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CMS - 1.10.3 - Hyacinthe
 

Pourquoi le syndicat national des chirurgiens oraux soutient le mouvement de grève des étudiants en odontologie.

La négociation conventionnelle est un moment décisif dans la vie professionnelle d’un praticien libéral. La profession toute entière est bien consciente, que dans une période de crise économique, il est nécessaire de faire des  efforts. Si ces efforts doivent être faits en matière tarifaire, ils doivent être  faits du côté des praticiens, mais aussi de la CNAMTS, et de l’UNOCAM. En matière de chirurgie orale, on ne peut pas dire que la revalorisation des actes  proposée, permet aux jeunes chirurgiens oraux d’entrevoir l’avenir avec sérénité. Nos revendications exposées lors de deux réunions de négociations, ont été très partiellement entendues. Nous avions pris comme principe de discussion, l’égalité de traitement  tarifaire entre chirurgiens oraux  et médecins stomatologistes. Nous avions demandé, que le chirurgien oral d’origine odontologique puisse bénéficier  des mêmes majorations de la consultation, ainsi que des majorations pour les actes réalisés en urgence après minuit, pour les  consultations d’urgence sous 48 heures, les prises en charge de patients de plus de 80 ans ,du C2 et des majorations  J et K. Enfin, nous demandions que soit étudiée une cotation spécifique pour la prise en charge des patients présentant des troubles de l’hémostase. Pour les chirurgiens oraux anciens assistants, l’attribution du droit au dépassement permanent, en équivalence du secteur 2 actuel des médecins, ou du futur OPTAM de la nouvelle convention médicale.

Au début des négociations, le directeur général de la CNMATS s’est montré compréhensif, en acceptant le principe qu’une même activité engendrerait une même rémunération. De toutes ces revendications, seule la consultation C2 et les majorations J et K, ont été actées. Nous sommes loin du compte, la revalorisation de quelques euros du prix de l’extraction, ne permet  toujours pas de  couvrir les frais engendrés par cet acte. On ne peut donc  pas continuer à travailler à perte sur certains actes et rééquilibrer nos recettes par une augmentation des tarifs sur les actes NPC.

Nous comprenons l’inquiétude des étudiants en odontologie, qui se sont mis en grève, pour  faire entendre leurs angoisses, face à cet avenir incertain. Nous les soutenons, d’autant que parmi eux, se trouvent nos futurs  chirurgiens oraux.

Nous espérons que, la ministre de la santé, comprendra que la solution négociée est toujours la meilleure, que l’exercice de la chirurgie orale est  indispensable en terme de santé publique. Cette jeune spécialité ne perdurera, qu’à la condition de rémunérations  décentes, permettant à ces praticiens de se former, de moderniser leur plateau technique, pour une prise en charge optimale des patients, tel qu’un grand pays comme le nôtre l’exige.

Dr Guy Le Toux, Président du SNCO.

Mardi 17 janvier 2017

 

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